Moi, Caramel Mou


23/08/12

Alcool et responsabilité !


Aujourd'hui, je traite d'un sujet de société toujours d'actualité mais qui relève de mon humeur. Je ne sais pas dans quelle catégorie ranger ce billet et au fond, ce n'est pas très important. J'annonce une réflexion assez sombre, un sujet plutôt triste et des conclusions incertaines. Non pas que je sois d'humeur morose mais j'ai décidé de prendre exemple sur mon ami Dumbledore. Quand trop de pensées et de souvenirs se bousculent dans sa tête, il extrait les pensées inutiles et les dépose dans la bassine [pensine] grâce à sa baguette (source).  Chers lecteurs, je vais parler alcool et responsabilité parce que je pense que l'alcool est un fléau au même titre que la drogue. Aujourd'hui, je bois avec mon ami modération parce que je vis avec un souvenir particulièrement désagréable que les principaux concernés ont probablement déjà oublié. En ce qui me concerne, je n'oublie jamais rien, je vis avec. 

 

prisoner_by_spegelapan

Spegelapan


Je me pose trois questions existentielles : est-il vraiment possible d'empêcher quelqu'un de boire plus que de raison ? Est-on responsable du comportement d'autrui ? Dans quelle mesure peut-on être rendus coupables de non assistance à personne en danger ? Il y a quatre ans, voici ce que j'aurais répondu : évidemment, qu'il est possible d'empêcher quelqu'un de boire plus que de raison, c'est même absolument nécessaire. Oui, nous sommes responsables du comportement d'autrui dès l'instant où nous savons qu'il se met en danger. Et s'il lui arrive quelque chose, il en va bien entendu de notre responsabilité. C'est d'une évidence tragique. Ce billet se scinde en deux histoires qui me font penser qu'il est parfois possible de nier l'évidence. La première date d'il y a quatre ans, la seconde est arrivée l'année dernière.

Voici la première. 

En arrivant en France, j'étais sobre. Après deux ans de prépa, je l'étais toujours. Il y avait des concours à réussir et peu d'occasions de sorties donc peu de risques de tomber dans la marmite étant novice. Puis, j'ai réussi les concours et j'ai fait mon entrée en Ecole de Commerce mon esprit de mimétisme aidant et un esprit de libération m'accompagnant, je me suis laissée entraîner. Chers lecteurs, vous me lisez régulièrement et vous savez à quel point je déteste les clichés. Mais sachez que la plupart des clichés relatifs aux Ecoles de Commerce sont malheureusement vrais notamment ceux qui rentrent dans la catégorie beuverie et compagnie. Je n'entrerai pas dans les détails car ce n'est pas le sujet qui me préoccupe. Je dirais simplement que ce n'est qu'après être sortie de cet environnement bacchusien, que je me suis rendue compte du crétinisme ambiant qui y régnait [le principe de l'Open Bar relève bel et bien du crétinisme, franchement]. Il y a quatre ans, je participais au fameux week-end d'intégration. Nous arrivons à destination. Nous descendons du bus. Un drame se produit. Un jeune homme qu'on va appeler ... qu'on ne va pas appeler en fait, descend du bus d'une association (qu'on ne va pas appeler non plus histoire de préserver un minimum d'anonymat) et s'écroule par terre. Le verdict est sans appel : coma éthylique. Chers lecteurs, je vous rassure tout de suite, le jeune homme a survécu. Les conséquences ? Le directeur de notre établissement a débarqué sur les lieux et nous a tous rendus coupable d'inconscience collective, tous, même ceux qui n'appartenaient pas au même bus que ce charmant jeune homme. Nous étions moralement coupables par procuration. Par la suite, les membres de l'association concernée ont été punis et le jeune homme en a également eu pour ses frais. A ce moment là, Caramel Mou pensait que ce n'était que justice. Après tout, c'était la faute des passagers du bus qui n'ont pas su l'empêcher de boire plus que de raison. Et puis c'était la faute du voisin qui aurait du se rendre compte de son état. Les occupants de ce bus étaient décidément tous coupables de négligence. Un point c'est tout.

 

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Gewof

Sans transition, la deuxième histoire.


Il y a un an, nous nous sommes retrouvés avec un groupe d'amis au Carnaval de Barranquilla (Colombie). Après le dîner, nous nous sommes dirigés vers le lieu de la fête qui avait lieue en plein air. Ce fut le début d'une soirée cauchemardesque. Avant d'avoir eu le temps de réaliser qu'une de mes amies proches perdait le contrôle sur sa personne, il était déjà trop tard. Cette soirée ne fut qu'un enchaînement de situations stressantes. Voyez-vous, il y a eu ce moment gênant où :

  • Elle s'est mise à hurler que son mec n'était qu'un connard et qu'elle voulait boire pour oublier. J'ai tenté de lui ôter sa bouteille de rhum des mains mais elle a manqué de me la balancer sur le crâne en me criant qu'elle avait 24 ans et qu'elle était libre de boire.Je me suis embrouillée avec E. qui continuait à lui fournir de l'alcool. Elle s'est effondrée et est devenue complètement apathique. Elle a vomi sur tout le monde. Je me suis embrouillée avec des amis qui préféraient faire l'autruche, la mettre très vite dans un taxi et la ramener à la maison : j'ai décrété qu'il fallait attendre que l'ambulance arrive [je suis fille de médecin]. Je suis montée toute seule dans l'ambulance direction l'hôpital.
  • Je me suis retrouvée toute seule à l'hôpital pendant deux bonnes heures. J'ai du expliquer aux médecins qui me regardaient d'un air dubitatif [ces étudiants en échange, tous les mêmes] que mon amie n'avait consommé aucune substance illicite. Je suis restée toute seule, debout dans la salle de réanimation à contempler mon amie allongée, toujours apathique, une perfusion dans le bras. Mon amie ne se réveillait pas. Les médecins n'avaient pas l'air de s'inquiéter. L'angoisse. Je m'imaginais déjà entrain d'annoncer à ses parents la mort de leur fille. Mon amie s'est fait pipi dessus. Une vieille dame agonisait à côté. Son petit-fils était à genou entrain de prier : ma grand-mère est mourrante. Qu'est-il arrivé à votre amie ? Oh, elle a juste abusé du rhum. 
  • J'ai reçu un coup de téléphone : oui, Caramel Mou, ça va ? Non, ça ne va. Elle ne reprend pas connaissance. Bah, elle est juste bourrée. Non, ça me paraît plus grave tout de même. Oui bah, tu nous tiens au courant ? Ici, c'est super. Il y a beaucoup d'ambiance. Tout le monde continue à faire la fête. Ah, c'est ... super ! Je me suis dit que ces amis là étaient bien égoïstes de continuer à faire la fête. La compassion n'existe que dans les séries américaines. E. [le même] a daigné arriver deux heures plus tard [il a le mérite de s'être déplacé] : rolalala, les médecins colombiens exagèrent. Elle est juste bourrée, c'est pas grave dixit le mec qui avait lui-même beaucoup bu.
  • Mon amie est transférée à un autre endroit. Elle se réveille enfin à l'aube et se met à hurler dans l'hôpital entre les femmes enceintes et les vieillards agonisants : pourquoi je suis ici ? Parce que j'ai bu ? C'est ridicule. Laissez-moi sortir. Elle tente d'arracher sa perfusion pour aller au toilettes. Je tente d'avertir un médecin mais on me dit que ce dernier est parti et ne reviendra que dans deux heures. Le médecin revient et déclare qu'il faut garder mon amie en observation. E. dans toute sa splendeur : non, c'est ridicule. On est fatigué. On se casse d'ici. Elle est juste bourrée. Il arrive à négocier une sortie prématurée. A ce stade de la compétition, Caramel Mou s'en fiche un peu. Mon amie fait un ultime scandale : vous ne prenez pas mon assurance, bande de connards ! Ce n'est pas grave. Caramel Mou va payer 200.000 pesos, au point où elle en est.

 

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Billysphoto

 

Le coup fatal fut porté le lendemain matin quand arriva ce moment gênant inégalable où mon amie s'est réveillée en n'ayant aucun souvenir de la nuit précédente. Ce n'est pas grave, Caramel Mou n'a pas dormi de la nuit mais va quand même te rafraîchir la mémoire. Chers lecteurs, mes amis ont tous considéré que tout était de la faute de mon amie. A titre personnel, j'étais mortifiée. Je me suis sentie coupable [j'étais bien la seule]. Cette histoire m'a rappelé la première. C'était la même situation vu de l'intérieur. J'étais coupable de n'avoir rien vu. J'étais coupable de n'avoir pas pu l'empêcher de boire. Un point c'est tout. D'un autre côté, je me suis rendue compte qu'il était difficile d'empêcher quelqu'un de faire n'importe quoi. Cela est plus facile à dire ou à voir dans une campagne de sensibilisation qu'à faire. Mais cela ne nous excuse en rien. Le pire aurait pu se produire. Comment vivre avec ? Récemment, un ami a fait un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie : il était ivre et seul dans la voiture. Pourquoi l'a t-on laissé conduire dans ces conditions ? Le monde est égoïste et ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Au delà des considérations juridiques qui sont bien peu de choses (une amende ou quelques années de prison ne ramèneront personne à la vie), nous avons une responsabilité morale vis à vis d'autrui. Je suis responsable, un point c'est tout. 

Chers lecteurs, auriez-vous plaidé coupable ou non coupable ? 

Posté par Caramel à 11:27 - Donnez votre avis ! [13]
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    Je suis entièrement d'accord avec toi. Nous sommes tous responsable !
    Pour moi, c'est impossible d'empêcher quelqu'un de boire... en revanche, il est possible de toujours garder un oeil sur lui et d'être présent s'il en a besoin, exactement ce que tu as fait avec ton amie.

    Posté par Anne-Sophie, 23/08/12 à 12:19
  • Coupable ! mais ceux qui devraient avoir honte sont vos amis qui ne s'en souciaient à peine, qui pour eux boire n'a aucune conséquence grave... heureusement il n'y a pas eu de fin tragique, mais oui l'alcool peut tuer !!! Mais seule, sachant que tous les autres s'en fichaient royalement, comment faire pour empêcher quelqu'un de boire quand cette personne a des comportements violents ?! ce sont eux les vrais coupables !!!!

    Posté par Ginie, 23/08/12 à 12:23
  • il est difficile d'empêcher quelqu'un de boire, d'autant qu'on tient plus ou moins bien l'alcool selon les jours (parfois après 2 verres je vais être bourrée, parfois après une soirée entière à boire, je ne me sens pas spécialement bourrée, je sais que je le suis cela dit, suis pas conne non plus mais je ne me sens pas malade). on propose toujours aux gens de dormir chez nous s'ils ont trop bu. s'ils disent non, on ne les empêche pas de partir (on insiste quand même un peu hein, on va pas les jeter dans leur voiture non plus). la responsabilité personnelle entre en jeu aussi.
    bref, dans la première histoire, tu ne pouvais rien y faire et dans la deuxième tu as fait ce qu'il fallait et puis voilà.

    Posté par unicks, 23/08/12 à 12:25
  • Et ce genre de situation va devenir vraiment plus courant étant donné que les ados de 15-16 ans d'aujourd'hui boivent et fument à longueur de temps. Dans ma classe, en troisième, y'a un peu plus d'un an, on était 15. Presque la moitié fumait régulièrement avant et après les courts, se retrouvait dans la rue pour fumer... et boire. Sur certaines photos de facebook on voit des fêtes avec des clopes et des bières et ça m'étonnerait pas qu'il y est du shit caché dans les coins.

    Posté par Morgane, 23/08/12 à 12:28
  • Euuuh, moi je trouve que t'as été bien gentille, quand même, parce que tes potes... ils avaient pas l'air super fréquentables.
    Moi je pense qu'on est responsables dans une certaine mesure et jusqu'à un certain point. Evidemment, ne pas laisser boire quelqu'un qui est déprimé, ne pas laisser conduire quelqu'un qui a bu, et ce genre de choses me paraît naturel. Mais après, chacun doit aussi être conscient de ses limites et ne pas toujours compter sur les autres pour se tirer d'affaire. T'as 24 ans, t'es libre de boire, ok. mais t'es surtout en âge d'assumer tes conneries, ma vieille...
    T'as pas à te sentir responsable, ton attitude a été plus que louable.

    Posté par Caro, 23/08/12 à 12:34
  • Très bon article, qui résume assez bien la société d'aujourd'hui. Pour moi, on ne peut pas empêcher quelqu'un de faire quelque chose, c'est certain, mais on est responsables de sa propre santé et de celles des autres s'ils ne sont plus aptes à juger. Si j'avais été dans ta situation (enfin je l'ai été dans d'autres circonstances, pas en Colombie, mais au final c'est pareil^^) j'aurais été hors de moi contre les soi-disant amis avec qui tu as fait la fête. Pour moi tu es la seule qui ait eu un minimum de bon sens. By the way, si la fin avait été tragique, tous tes potes auraient pu être poursuivis pour non-assistance à personne en danger par les proches de la victime. Soi dit en passant hein. En tous cas, je suis une fervente détractrice des beuveries, orgies, soirées qui dérapent etc. On a la chance d'être des êtres intelligents, pourquoi chercher à s'aliéner par des substances qui nous font nous rouler par terre en pleurant ou poussent certaines à se foutre en sous-vêtements sur des bars. Haha. Et pour finir, j'ai écrit un article sur la MDMA, drogue qui touche beaucoup de gens qui sont/étaient des amis, et je pense que ça ne risque pas de s'améliorer quand on voit l'attitude des plus jeunes. Je sais pas si c'est moi, mais je vois les filles de qq générations plus jeunes et elle deviennent de plus en plus "putes", tout comme les mecs de plus en plus "pimp/dangereux". Bien sûr, ça touche particulièrement les gens "stylés" qui sont l'élite de leurs bahuts, il reste des gens clean, mais ils se font rares !


    Oula désolée pour ce long pavé, mais ça m'inspire bien ces sujets
    Bises x

    Posté par estellegdaily, 23/08/12 à 12:44
  • Situation difficile, en effet... Il est clair pour moi que l'alcool présente un risque de façon générale, et qu'il ne faut risquer de trop boire que si l'on est certain d'être bien entouré. Quand je ne me sens pas à l'aise, j'évite de boire, car je ne sais pas qui s'occupera de moi si quelque chose tourne mal.

    J'ai aussi eu un ex alcoolique (en déni) alors bon, oui, tu peux le dire, l'alcool c'est le mal. Au début de ma relation avec mon fiancé, j'ai d'ailleurs eu du mal à accepter qu'il aime faire la fête et boire ; ça me rappelait trop de sales souvenirs. Mais on ne peut pas forcer les gens à changer, et puis en le connaissant mieux, il est quand même pas mal responsable, genre il est celui qui s'occupe de ses potes quand eux dépassent les limites, et non l'inverse. Je pense que quand on est traumatisé par quelque chose, tout ce qui s'y rapporte prend aussi des proportions... artificielles. Il faut surmonter ses peurs car dans la vie, tout est potentiellement mortel. Après, on a aussi le droit de ne pas supporter quelque chose chez les gens proches de nous ; chacun ses valeurs et ses standards.

    Posté par Jeanne, 23/08/12 à 14:06
  • La limite, sa propre limite est difficile a trouver...
    Je crois que tu as fais ce qu'il fallait, tu ne pouvais pas faire plus, en encore moins mieux. On a tendance à réagir une fois qu'il est trop tard, ou tout juste.
    Je ne bois pas spécialement, ou très peu. En soirée du coup -moins maintenant, et puis tout dépend des gens qui sont présents aussi...- il y a une sorte de décalage parfois à un moment donné, entre le sobre et le consommateur plus ou moins effréné : les "délires" sont différents disons...
    J'ai tendance à faire une sorte de "Sam" (le seul défaut, c'est que je n'ai pas le permis...)du coup, mais il est vrai qu'il est parfois difficile de modéré quelqu'un, de le stopper avant qu'il ne bascule trop loin...

    Posté par Kezako, 23/08/12 à 15:56
  • Personnellement, je ne sens incapable de perdre le contrôle de moi-même psychologiquement parlant. Ce qui explique que je n'ai jamais bu plus de raison, et que je déteste être dans le genre d'ambiance où l'on te force la main (genre wei ou open bar) (même cliché que par chez toi en école d'ingé. Ce qui explique que j'ai fait le wei mais suis partie me coucher enfermée à triple tour dans mon bungalow avant le début de la soirée, que j'ai fait la 1ere soirée open-bar d'où je suis rentrée bien avant l'heure légale pour un étudiant de base.

    Et je plaide à la fois coupable et non coupable :
    - non coupable car quand quelqu'un a décidé de boire, rien ni personne ne peut l'en empêcher ("oh là, la soirée dansante va commencer, faut que je boive 2-3 verres de plus pour être dans le trip")
    - coupable car je ne peux pas m'empêcher d'essayer de raisonner les personnes, ne pas remplir leur verre, planquer la bouteille, même si c'est en pure perte la plupart du temps.

    Posté par Kimie, 23/08/12 à 17:55
  • Que dire de plus, vos témoignages parlent d'eux mêmes. Merci de participer au débat qui au fond, n'est pas si simple. On a souvent tendance à vouloir chercher un coupable à tout prix, cela nous rassure. Au final, ce n'est pas chose aisée et on doit tous prendre nos responsabilités et assumer certains faits. Depuis ce jour là, je fais très attention à ce que je consomme mais également aux consommations et à l'état de ceux qui m'accompagnent. Quitte à être légèrement rabat-joie ... Je pense également que certains bars devraient arrêter de servir les personnes déjà bien éméchées afin d'éviter les drames ...

    Posté par CaramelMou, 24/08/12 à 14:56
  • Je n'ai pas encore lu les autres commentaires pour ne pas me laisser influencer.

    Je pense qu'il ne faut pas que tu culpabilises pour ça. Tu dis d'ailleurs toi-même que tu as essayé de l'empêcher de boire. Mais que peut-on faire de plus, à moins de se battre avec elle pour lui arracher sa bouteille de rhum ? Tu as essayé de la convaincre d'arrêter, c'est déjà un bon point. Ceux qui sont à blâmer sont les autres personnes présents à la soirée qui l'ont incitée à boire encore et encore.

    Il y a aussi un moment où il faut admettre que chacun est responsable de ses actes : si ton amie boit, si telle personne a fait un coma éthylique, c'est de sa faute. Evidemment, on peut et on doit en vouloir à ceux qui les ont poussés à boire, qui buvaient avec eux, mais certainement pas à ceux qui n'ont rien fait. Je veux dire, quand on est dans un bus et que quelqu'un (que tout le monde connaissait ?) se bourre, c'est assez difficle d'intervenir, et c'est d'autant plus compliqué si on ne connait pas la personne. Que dire ? - Arrête de boire - Non. Et après ? Lui arracher la bouteille des mains ? Il se défendra. Le frapper ? Mauvaise idée. Dans ces cas-là, c'est assez compliqué d'agir.

    Assister une personne en danger, il le faut. Mais quand c'est la personne qui se met elle-même et elle-seule en danger, on ne peut pas la forcer à arrêter de boire, on ne peut qu'essayer.

    En fait, je pense qu'il faut essayer d'agir quand on peut, mais qu'il ne faut pas tout demander à ceux qui sont sobres et qui n'ont rien fait de mal. Essayez de limiter les dégâts, faire tout son possible pour empêcher la personne de boire, oui. Se faire engueuler et punir parce qu'on n'a pas réussi, certainement pas.

    Posté par Eva, 26/08/12 à 15:58
  • Merci pour ta participation au débat Eva ^^ Je sais bien qu'il est superflu de culpabiliser mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'arrive un moment où la personne qui boit n'est plus responsable de ses actes ... Elle est dans le cirage ... Donc ... c'est compliqué :/

    Posté par CaramelMou, 26/08/12 à 20:16
  • Et pourquoi pas reponsable de tous les malheurs?

    Laisser boire une personne majeure ce n'est pas une non assistance en personne en danger.C'est le/la laisser libre de ses actes.Dans ce cas là, on est aussi responsables des drogués.Bref, au bout d'un moment, il n'y a rien que tu puisses faire.

    Posté par Nad, 28/08/12 à 09:54
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